​CISSS libre parole

Septembre 2016 La cadre à Barrette

La rentrée du CISSS, cuvée 2016

Avec septembre, la vie reprend son cours ou plutôt… sa course! L’été a été chaud à tous les points de vue, les commandes provenant du ministère n’ont pas cessées, nous tentons par tous les moyens d’y répondre dans les délais prescris. La crainte de sanction si la reddition de compte arrive passée la date butoir est toujours présente. Par contre, c’est la course à obstacles pour y répondre convenablement… Les vacanciers qui profitent de leur repos détiennent de l’information qui nous serait nécessaire, sans compter sur les systèmes d’informations qui ne se parlent pas, qui nous obligent une validation à la «mitaine» des données.

Plus d’une année au sein d’un réseau transformé, on sent tout de même que la nature reprend sa place. Des gestionnaires quittent leur poste, après une seule année, eux qui avaient parfois tant rêvé de l’occuper. Ils partent pour des cieux plus cléments, quelques-uns au privé et d’autres dans de nouveaux secteurs d’activités. De nouvelles retraites s’annoncent ou se rêvent ouvertement… Humm… certains sont beaucoup trop jeunes, pour faire ce genre de projets, considérant que leur vie professionnelle est à son meilleure. Toutefois il ne faut pas négliger le nombre de cadres qui sont en absence maladie, n’ayant pas toujours écouté le cri d’alarme de leur corps et de leur cœur… Je suis consciente que je ne suis pas à l’abri ...

Au cours des derniers mois, j’ai eu la chance de fréquenter les terrasses en compagnie de jeunes retraités du réseau. Ils sont tous heureux, bronzés, relaxes et me confient rapidement être choyés de ne pas être à ma place. Leur seule tristesse c’est de ne pas avoir transmis tout leur savoir avant leur départ précipité, faute de temps et de reconnaissance de ce qu’ils possédaient comme bagage. En catimini, on me confie des missions, particulièrement celles de faire du sens autour de moi. Certains me demandent aussi de transmettre l’histoire et les valeurs prisées dans le réseau, avant la loi 10. Un peu lourd comme responsabilité mais je vais continuer de le faire en sachant qu’ils ont des pensées positives pour moi!!!

Du côté des intervenants cliniques, la colère gronde. Ils manifestent leur impatience face à la vitesse, ou plutôt la lenteur, de l’implantation des nouvelles organisations censées être plus accessibles pour répondre aux nombreux besoins des usagers, clients ou patients. Avec tous les efforts et le temps consacrés à la structure administrative, il est difficile de prioriser des projets cliniques, de surcroit, innovateurs. Bien qu’il soit vrai que des ponts entre les directions se profilent pour offrir un meilleur continuum de services, les enjeux budgétaires, le temps investi par les gestionnaires pour s’approprier leurs nouvelles tâches ainsi que le temps dévolu à la reddition de compte, laissent trop peu d’espace pour créer, avec eux, l’intervention de demain.

Pour ceux qui me lisent depuis plus d’un an, vous pouvez constater que mon contenu est sommes toutes redondant, un brin larmoyant, c’est pourquoi je vous dis à bientôt et nous souhaite un CISSS de bel automne!